Mon portrait

Qui étais-je ?

Petite, j'étais un vrai garçon manqué. Je jouais au footbaal et aux billes avec mes camarades d'école. Je n'avais pas de Barbie même si j'ai entretemps comblé cette lacune (à l'âge de 30 ans). Mais revenons à mon enfance. Très disciplinée et travailleuse, J'étais considérée comme l'intellectuelle de la famille. J'ai eu un parcours scolaire idyllique (des parents instituteurs ça aide...) jusqu'à ma deuxième année d'architecture mais ça aussi c'est pour plus tard. Je suis tombée amoureuse très tôt. A 6 ans. Je me souviens, à la Saint-Valentin, j'apportais des petits cadeaux pour tous ceux que j'aimais dans ma classe. L'amitié et l'amour étaient encore mêlées. 


J'ai embrassé mon premier amoureux à 12 ans et suis restée folle dingue de lui pendant 3 ans. Comme beaucoup d'histoires, cela s'est terminé par un chagrin d'amour à vous détruire la stratosphère toute entière, en tous cas pour l'ado que j'étais. Mais je m'en suis remise ... Je l'ai appelé, des années plus tard, pour lui dire qu'il avait compté pour moi et que je le remerciais de m'avoir fait ressentir une première fois, et avec tant d'évidence et de passion l'état amoureux. Je suis restée célibataire puis j'ai rencontré d'autres garçons et puis ... j'ai croisé le regard de celui qui allait devenir mon compagnon de vie et le père de mes enfants. C'était en l'an 2000. Je m'en souviens comme si c'était hier. C'est souvent comme ça dans les rencontres qui comptent. On se rappelle des moindres détails. Je me rappelle de lui, de son appartement de célibataire où il faisait pousser des carottes sur son balcon et où l'on prenait la douche dans sa cuisine. Je me souviens de notre première nuit, et la deuxième, et la troisième ... Je me souviens aussi de moi à cette époque là. J'étais une jeune femme déjà souriante et entreprenante. J'étais par contre habillée en gris et noir la plupart du temps, portant avant tout des jeans et des baskets. Je ne me maquillais jamais, j'avais les cheveux courts et je ne m'intéressais pas du tout à l'apparence ni  à la féminité. Ces mots ne faisaient pas encore partie de mon répertoire.

 

Sur le plan professionnel, j'ai réussi mon diplôme d'architecte malgré une deuxième année que j'ai dû recommencer dans son entièreté pour un seul cours manqué. Cette leçon de vie m'a appris que je n'étais pas si parfaite que mes parents me l'avaient fait croire  jusque-là. Elle m'a aussi appris à utiliser mon temps pour vivre des aventures qui m'excitent vraiment. J'ai appris l'anglais, j'ai travaillé pour mettre de l'argent de côté et je suis partie 2 mois en Australie l'été suivant. J'avais déjà voyagé au Népal, à Cuba au Canada et fait un interrail France-Espagne-Maroc.

J'adore les voyages. Je suis partie en Inde à la fin de mes études et je rêvais de devenir architecte sans frontières.

Mais j'avais déjà rencontré l'homme de ma vie et je n'étais plus prête à partir à l'autre bout du monde sans lui. J'ai alors trouvé mon premier travail en tant qu'architecte là où il travaillait : dans une administration bruxelloise. Commencèrent alors 12 longues années de vie de fonctionnaire. Certes, cette expérience professionnelle m'a ouvert des tas d'opportunités et fait rencontrer des personnes passionnantes. Mais je m'en rappelle aussi avec une réminiscence de lourdeur et de lenteur. D'obligation aussi. En tant que gentille fille, j'effectuais le plus souvent les tâches qu'on me demandait même si parfois je me rebellais devant l'absurdité de certaines d'entre elles. Mais entre une machine lourde de plusieurs centaines d'années et un brin de femme de 30 ans à peine, le combat était perdu d'avance. Et tant mieux, car vous ne seriez pas en train de lire ces lignes probablement. J'ai commencé à créer des projets qui m'intéressaient tout en restant employée et assurant ainsi ma sécurité. J'ai ainsi fondé en 2009 l’ASBL Les Féees (Femmes Échangeant et Explorant Ensemble ) que j'ai gérée pendant 5 ans et qui a été un magnifique berceau pour la suite de ma carrière.

 

Mais revenons un peu en arrière... en parlant de berceau. En 2006, je suis devenue maman pour la première fois. C'est à ce moment-là précisément que j'ai eu conscience qu'il y avait quelque chose ou plutôt quelqu'un à l'intérieur de moi (en plus du bébé) : moi.

J'ai eu envie de porter des couleurs, de laisser pousser mes cheveux, de faire du yoga, un peu de devenir moi, quoi !

Bon cela ne s'est pas fait du jour au lendemain. Une thérapie de 6 mois, quelques anti-dépresseurs, une étude des couleurs, de nombreux stages, de dizaines de conférences, des centaines de lectures et des milliers de rencontres, plus tard, la chrysalide s'était changée en papillon. Il lui restait encore toute une vie pour parcourir le ciel.

 

Ma vie prend un tournant en 2014 quand je décide de me lancer à mon compte et de troquer la sécurité contre la liberté. Nous emménageons dans une nouvelle maison où j'installe mon cabinet et où je crée mes premiers ateliers. Et cerise sur le gâteau, un deuxième petit garçon est venu rejoindre notre famille. Né l'été 2015, il m'a à nouveau permis de rencontrer une autre femme en moi : une entrepreneur maman, une femme qui cherche en permanence son équilibre entre toutes les facettes d'elle-même.

 

Qui suis-je ?

Je m'appelle Julie Van Rompaey. Le 1er mai 2016, j'ai décidé de changer de nom  et d'en choisir un qui me corresponde profondément. J'en avais assez que personne ne sache l'écrire ni le prononcer correctement. Et puis je voulais donner à la femme que je devenais son nom à elle. Pas celui de mon père ni de mon compagnon. Le mien, qui me va comme un gant et exprime celle que je suis. J'ai découvert il y a peu de temps que mon nom de famille avait une signification sur le plan étymologique. J'avais toujours cru qu'il ne voulait rien dire. Van Rompaey (nom flamand) vient de "van ruim pad" autrement dit "originaire de la voie spacieuse" ou "du chemin". Quel bonheur de découvrir cela ! J'ai décidé que cette traduction serait mon nouveau nom.

 

Julie du Chemin c'est la femme qui se révèle, qui ose, qui écrit, qui enseigne, qui se met en scène. C'est celle qui vous dévoile des pans de son propre chemin pour mieux vous inspirer ou vous guider. Le chemin évoque mon nom de famille initial mais aussi ce chemin que nous faisons tous dans la vie. Et des chemins j'en ai déjà parcourus quelques uns... Grande voyageuse sur tous les continents, je vis la plupart du temps en Belgique que j’aime pour son chocolat, ses artistes et son sens aigu du surréalisme (non je n'aime pas la bière!). J’adore partir et découvrir d’autres cultures et d’autres territoires comme au Québec, en Nouvelle-Calédonie ou à la Réunion où j'anime régulièrement des ateliers.


En 2014, j’ai décidé de sauter à pieds joints dans le monde de l'indépendance et de la liberté en créant mon propre métier : Architecte du désir, en combinant deux de mes facettes professionnelles. En plus des études d'architecture, j'ai en effet été formée à la sexologie et je suis honorée de pouvoir accompagner les hommes et les femmes vers leur bien-être conjugal, amoureux et sexuel. J'ai fondé, avec mon collègue Pascal De Sutter, l’Académie des Arts de l’Amour (AAAh). Nous avons très vite été rejoints par des dizaines de collègues, psychologues, thérapeutes, médecins,... dans cette magnifique aventure qui me donne énormément de plaisir. Nous avons notamment créé le premier spectacle sexo-informatif "Les gentils ne font pas l'amour le samedi", organisé la première "Journée du désir" et proposé et animé des dizaines d'ateliers sur des thèmes variés comme l'art de la séduction, le secret des couples qui durent ou mon best-seller : l'art de la fellation !

Exploratrice de la relation de couple et de la féminité, je suis aussi écrivain. J’écris ce qui me passe par la tête : pensées philosophiques, conseils sexys et nouvelles érotiques. Vous en trouverez des paillettes sur ce site.